Le Juste Poids, mangeons heureux

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Sommaire

La vérité sur l'excès de poids
Grossir n'est pas trop manger...
La graisse et ses anomalies de fonctionnement
De l'excès de poids à l'obésité
Body Mass Index (BMI)
Le Syndrome Métabolique
Les quatre graisses
Mesure et Imagerie du tissu adipeux
Les traitements
Recettes
Références scientifiques
La Société Internationale de Morphomédecine
Des livres pour en savoir plus
Espace reservé aux patients du Dr. Panizza


 

La graisse et ses anomalies de fonctionnement

La graisse et ses anomalies de fonctionnement

 

·         l'adipocyte, cellule de stockage, son contenu, son fonctionnement

·         le contrôle du stockage ou régulation de la lipogénèse

·         le contrôle du déstockage ou régulation de la lipolyse

 

L'adipocyte, cellule de stockage, son contenu, son fonctionnement

La graisse représente 15 à 25 % du poids du corps de l'homme et 20 à 30 % du poids du corps de le femme.
C'est une réserve de carburant pour le corps.


La graisse est fabriquée à la fin de chaque repas à l'intérieur de cellules spécialisées appelées ADIPOCYTES.
L'ensemble des adipocytes (environ 35 milliards) constitue le tissu adipeux.
Celui-ci prédomine, chez l'homme, dans le haut du corps (abdomen et thorax), tandis que, chez la femme, il est plus abondant dans la partie inférieure.

La graisse (triglycérides) est fabriquée avec les sucres et non avec les graisses de l’alimentation.

70 % des sucres ingérés au cours du repas passent dans le sang et alimentent en carburant l’ensemble des cellules de l’organisme pendant les 6 heures qui suivent.


30 % des sucres sont captés par les adipocytes où ils sont transformés en triglycérides (graisse) et stockés : ce processus biologique s'appelle la LIPOGENESE.


L’utilisation de ces graisses se fait lorsque le corps manque de carburant, principalement la nuit pendant le sommeil, mais aussi, éventuellement pendant la journée si l'écart entre 2 repas est trop long : le processus biologique de déstockage s'appelle la LIPOLYSE.

La répartition des sucres dans l'organisme à la fin du repas (70 % dans le sang et 30 % pour le stockage) dépend d'une hormone pancréatique extrèmement importante l'INSULINE.


Si l’insuline est mal régulée au moment du repas, ce qui est très fréquent il y a détournement des sucres au profit des adipocytes (HYPERLIPOGENESE) et au détriment du sang (baisse de l'énergie, coups de pompes, fringales).

Ainsi GROSSIR devient MAL UTILISER CE QUE L'ON MANGE

La régulation de l’insuline se perturbe au moment du repas sous l’effet d’une hyperstimulation provoquée par la consommation d’aliments excitants pour le pancréas (aliments à index insulinique élevé) et d’une résistance progressive des cellules musculaires et hépatiques à l’action de l’insuline (phénomène d’insulino-résistance) qui a pour conséquence une élévation compensatrice du débit de l’insuline.

La LIPOLYSE (déstockage des réserves de graisse) peut, elle aussi, être perturbée.

Plusieurs hormones contrôlent la lipolyse.

 l'Adrénaline (hormone surrénalienne) commande le stockage en stimulant des capteurs intra-adipocytaires appelés Récepteurs alpha-adrénergiques et commande le déstockage en stimulant une autre variété de capteurs intra-adipocytaires appelés Récepteurs béta-adrénergiques.
La membrane d’ un adipocyte normal est équipée de récepteurs alpha-adrénergiques et de récepteurs béta-adrénergiques en nombres équivalents.

Dans certaines régions du corps et pour diverses raisons, les adipocytes peuvent manquer de récepteurs béta-adrénergiques ou les perdre.
il y a alors HYPOLIPOLYSE ou défaillance de déstockage.

Ainsi GROSSIR devient MAL ELIMINER LA GRAISSE STOCKEE

Le Glucagon (hormone pancréatique) dont le fonctionnement est directement influencé par l'insuline.
Lorsque la régulation de l'insuline est perturbée, celle du glucagon est obligatoirement anormale.

Les hormones sexuelles, progestérone, oestrogènes, testostérone influencent directement la lipolyse, de même que les hormones thyroïdiennes.

De nombreux autres facteurs, pas tous encore bien connus aujourd’hui, participent au contrôle de ces deux opérations qui, lorsque tout fonctionne bien, s’équilibrent :

la lipogénèse et la lipolyse

 

 

Le contrôle du stockage ou régulation de la lipogénèse

La transformation des sucres du repas en graisse à l'intérieur des adipocytes et leur stockage est régulée par une hormone pancréatique l'INSULINE.
Les spécialistes estiment que la régulation de l'insuline est perturbée chez 70 % des habitants des pays industrialisés.
Pour 1/4 de ces personnes la perturbation est légère, pour la moitié elle est sérieuse et durable et pour le dernier 1/4 elle est sévère et se compliquera de diabète ou d'accident vasculaire.

Les causes du dérèglement de l’insuline

 Fragilité génétique du pancréas : familles de diabétiques ou familles à risques vasculaires : la perturbation se fait progressivement à l'âge adulte. Grossir lorsqu’on a des parents diabétiques ou des antécédents familiaux d’accidents vasculaires doit être considéré comme un risque métabolique sérieux.


 Stress, surmenage, fatigue, chocs psychologiques, toutes les agressions de l'environnement responsables de dérèglements des horloges biologiques engendrent de grandes variations dans le débit de l’insuline.


Un certain nombre de médicaments chimiques modernes et usuels, tels que les anti-inflammatoires, la cortisone, les pénicillines, les hormones féminines telles que pilules contraceptives et traitements hormonaux substitutifs de ménopause, certains anti-dépresseurs ou neuroleptiques, anti-allergiques, anti-acnéiques….

La surconsommation de sucres à index insulinique élevé, surtout l’amidon et le saccharose, véritable cancer des sociétés industrialisées.

 

graisse abdominale nerveuse

graisse abdominale diabètogène

cellulite circulatoire

cellulite dite culotte de cheval


 

 

Le contrôle du déstockage ou régulation de la lipolyse

La lipolyse ou déstockage des graisses de réserve est destinée à alimenter le sang en carburant lorsque l’organisme en manque.
Ce processus biologique est très complexe et est contrôlé par différents organes.
Il dépend également de la structure des adipocytes.

Les organes qui influencent la lipolyse sont le pancréas, les glandes surrénales la thyroïde, les ovaires ou les testicules.
Tout dérèglement fonctionnel de l'un ou plusieurs de ces organes, panne, hypofonctionnement, ou simplement paresse, a des conséquences sur la lipolyse.
Il en est de même pour les changements fonctionnels induits par tout traitement hormonal substitutif (traitement à base d'hormones destiné à mettre l'organe au repos forcé et à se substituer à lui) qui perturbent un peu ou beaucoup la lipolyse.

La structure des adipocytes peut présenter des anomalies, notamment en ce qui concerne la fonctionnalité ou le nombre des récepteurs adrénergiques.
Les récepteurs ALPHA-adrénergiques sont les capteurs situés dans la membrane des adipocytes et qui, stimulés par l'adrénaline, maintiennent le stockage de la graisse.
Les récepteurs BETA-adrénergiques sont les capteurs situés dans la membrane des adipocytes et qui, stimulés par l'adrénaline, provoquent le déstockage des graisses.

Le stress influence la disparition des récepteurs BETA-adrénergiques des adipocytes situés sur le devant de l'abdomen, dans sa partie superficielle (entre la peau et les muscles de la paroi abdominale).

Les perturbations circulatoires capillaires et veineuses des femmes influencent la disparition des récepteurs BETA-adrénergiques des adipocytes du devant et de l'extérieur des cuisses et de l'arrière des bras.

Les perturbations ovariennes des femmes (et parfois leurs traitements à base d'oestrogènes et de progestérone) influencent la disparition des récepteurs BETA-adrénergiques des adipocytes du bas du ventre, de l'extérieur du bassin et de l'intérieur des cuisses.

L'excès de Cortisol dans l'organisme (traitement à base de cortisone ou suralimentation qui entraîne un emballement des glandes surrénales et une hyperproduction de cortisol) perturbe les adipocytes du haut du corps (visage, cou, haut du dos et devant du thorax).

 

 

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