Le Juste Poids, mangeons heureux

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Sommaire

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Les traitements
Les traitements
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Objectif
Objectif: Régulation Métabolique
 

Le traitement est destiné à corriger les dérèglements métaboliques responsables des excès de graisse développés sur certaines parties du corps.

Ce traitement vise 2 objectifs :

- Le 1er est de réguler la lipogénèse, processus biologique de mise en réserve d’une partie des sucres du repas sous forme de triglycérides à l’intérieur des adipocytes. 

- Le 2nd est de stimuler la lipolyse, processus de déstockage des graisses stockées dans l’adipocyte, et de restitution de carburant de secours pour nos cellules pendant les périodes de jeun.

 Ces 2 processus métaboliques sont toujours perturbés lorsqu’il y a excès d’adiposité, mais, évidemment,  à des degrés divers chez chaque individu. 

C’est ce qui explique que les traitements doivent être adaptés d’une personne à l’autre.  

 Pour répondre à ces 2 objectifs, chaque traitement comporte donc 2 parties distinctes:

·         la 1ere est destinée à réguler la lipogénèse ;

·         la deuxième est destinée à stimuler la lipolyse.

 

Réguler la lipogénèse

 

La régulation de la lipogénèse dépend étroitement de l’insuline et donc du pancréas : c’est la raison pour laquelle cette partie de traitement est articulée autour d’un médicament, la Metformine qui est, à ma connaissance, la seule substance chimique, ou en tous cas la meilleure, efficace pour l’amélioration du débit de l’insuline et la normalisation de l’utilisation des sucres du repas.

 

Cette même substance est d’ailleurs utilisée depuis plus de 30 ans dans le traitement du diabète, mais évidemment à des doses beaucoup plus importantes. Elle a peu d’inconvénients, excepté celui de donner des nausées si elle est absorbée à jeun : la prise de la metformine est donc recommandée en milieu ou fin de repas. Sa seule contrindication est l’insuffisance rénale aiguë.

 

Son utilisation est préconisée par de très nombreux auteurs, en particulier le Professeur Jean Vague, membre de l’Académie de Médecine, dont les travaux font autorité dans le monde entier  et qui recommande la Metformine pour son action favorable sur le métabolisme des glucides. Il indique qu’elle diminue la faim, qu’elle doit être utilisée régulièrement dès que la glycémie à jeun s’élève et qu’elle aussi son intérêt dans l’intolérance au glucose et, même à titre d’appoint, quand la tolérance au glucose est normale. ( référence : Les Obésités. Jean Vague. Solal 1989).

 

Cette recommandation est confirmée par le Professeur Marcin Krotkiewski, Professeur de Médecine au Sahlgren’s University Hospital de Gotheborg (Suède) : Je pense que l’utilisation de la Metformine est justifiée dans tous les cas d’obésités associés à ‘l’insulino-résistance (ce qui est synonyme de graisse abdominale)

 

Les autres substances déstinées à normaliser la lipogénèse contribuent surtout à la régulation de la fonction enzymatique du pancréas (Pancréatine, Guar gum, Insulinum… ).

 

Cette première partie du traitement doit permettre une nette amélioration de l’utilisation du repas par l’organisme et la disparition des troubles illustrant les perturbations de la lipogénèse :  ballonnement et somnolence post-prandiales, hypoglycémies, fringales, coups de pompes, baisse de la satiété, constipation, fatigue…

  

Stimuler la lipolyse

 

La stimulation de la lipolyse fait appel à quatre substances qui peuvent être utilisées ensemble ou séparément, selon le degré de blocage de cette lipolyse.

 

  1. l’acide triiodothyroacétique.

 

Il ne s’agit pas d’une hormone thyroïdienne mais d’un composé de dégradation (catabolite) d’une hormone thyroïdienne, la triiodothyronine ou T3, qui n’a conservé de son précurseur que l’action lipolytique, autrement dit d’une substance chimique fabriquée sur le modèle d’une hormone thyroïdienne dont on a conservé la partie active sur le processus d’élimination des graisses et éliminé la partie hormonale. 

Son utilisation est également recommandée par un certain nombre d’auteurs : 

Le Professeur Marcin Krotkiewski: Il y a des raisons cliniques et théoriques pour administrer de petites doses de T3 chez des patients obèses (…) il semble raisonnable de recommander de petites doses de T3 en complément au traitement diététique (référence : Thyroid hormones and treatment of obesity. M Krotkiewski. International Journal of Obesity (2000) 24, S116-S119).

 Le Professeur Jean Vague: L’acide triiodothyroacétique, dépourvu d’action métabolique, facilite la lipolyse. (référence : Les Obésités. Jean Vague. Solal 1989)     

L’acide triiodothyroacétique (…) est un composé de dégradation (un catabolite) des hormones thyroïdiennes qui aurait l’avantage de posséder un effet freinateur sur la Tsh relativement puissant, avec un moindre risque de manifestations d’hyperthyroïdie… ( référence : SOS THYROIDE. Professeur Jean Louis SCHLIENGER. Editions Frison-Roche 1998, page 53)

 C’est un traitement d’appoint que l’on peut largement utiliser ( référence : Les Obésités. Jean Vague. Solal 1989 – Obesities, revised edition. John Libbey, London 1989 – pages 100, 101, 102).

 Le Triac ne cause aucune altération au niveau des paramètres tissulaires périphériques. Aucun effet secondaire de type nervosité, tremblements ou palpitations. Le Triac n’induit pas d’augmentation du métabolisme périphérique en dessous de la dose de 1 mg trois fois par jour. (référence : 3,5,3’-Triiodothyroacetic acid (Triac) effects on pituitary thyroid regulation and on peripheral tissue parameters. Lind P, Langsteger W, Koltringer P, Eber O, Nuklearmedizin 1989 Dec ; 28 (6) : 217-20 ).

 Le traitement par Triac fait baisser l’excès de poids….mais n’a pas d’effets statistiquement significatifs sur la lyse protéique (fonte musculaire)( référence : Effects of 3,5,3’-triiodothyroacetic acid ( Triac ) on protein metabolism of genetically obese or non obese Zucker rats. Dumas P, Autissier N, Loireau A, Michel R. C R Seances Soc Biol Fil 1982 ; 176 (2) : 178-83.

 

De nombreuses autres publications scientifiques ont des conclusions identiques :

 

-Une petite dose de T3 semble favoriser la perte de poids (référence : Effect of physiological doses of triiodothyronine replacement on the hormonal and metabolic adaptation to short-term semistarvation and to low-calorie diet in obese patients – Pasquali R, Baraldi G, Biso P, Piazz S, Patrono D, Capelli M, Melchionda N in Clin Endocrinol 1984, 21 : 357-67.

 -Le traitement avec de petites doses  de T3 diminue certains facteurs de risques associés aux obésités abdominales (référence : Small doses of triiodothyronine can change some risk factors associated with abdominal obesity – Krotkiewski M, Holm G, Shono N, in Int J Obes Relat Metab Disord 1997, 21 : 922-9

 

 

2.       la thyroïdine ou lyophilisat de thyroïde entière contenant environ 0.18 % d’iode ne possède plus d’activité de production hormonale mais des éléments traces qui stimulent les récepteurs béta-adrénergiques (capteurs situés sur les membranes des adipocytes et déclenchant la lipolyse) et permettent ainsi une élimination régulière des graisses anormalement stockées sans provoquer d’excitation thyroïdienne. Il s’agit d’un produit naturel, non chimique et non dangereux.

 

3.       Le fucus qui est une algue marine à très faible teneur en iode (0.05  %) est efficace lorsque les territoires hypolipolytiques ( ceux où les adipocytes ne se vident pas) sont de faible étendue.

 

 

4.       La caséine iodée est la dernière substance de la famille des stimulateurs de combustion graisseuse. Il s’agit d’un produit plus fortement iodé que les précédents mais dont l’iode est d’origine métallique et non organique et donc moins active.

 

 

Ce traitement s’inscrit dans une démarche globale de retour à l’équilibre des fonctions métaboliques dérèglées (lipogénèse et lipolyse), il en est le 1er volet indispensable, le second, tout aussi indispensable étant le respect d’un certain nombre de précautions alimentaires destinées à faciliter le travail du pancréas.

 

Ces précautions alimentaires, détaillées dans le chapitre intitulé Modération Glucidique Sélective, sont en fait une incitation à abandonner les aliments à index insulinique élevé, ayant donc la propriété d’exciter le pancréas et de provoquer une sécrétion rapide et importante d’insuline, au profit des aliments équivalents, à index insulinique bas, par exemple remplacer le pain blanc par le pain complet, le riz blanc par le riz complet, etc…

 

C’est l’ensemble de ce programme, correction des dérèglements métaboliques associé aux précautions de modération glucidique sélective, qui permettra le retour à l’équilibre et à l’harmonie, c’est à dire la disparition des amas graisseux disgracieux, une masse graisseuse et une masse d’eau normales, et par voie de conséquence un poids normal.

 

Nous ne sommes pas dans une logique de restriction mais dans une logique d’équilibre, ce qui signifie que ni le traitement prescrit ni le programme alimentaire conseillé ne doivent être générateurs de troubles.

 

Le traitement de correction métabolique est un traitement médical: il ne peut être prescrit que par un médecin qui seul pourra évaluer les dérèglements et déterminer la meilleure correction à envisager et qui, seul aussi, pourra en assurer la surveillance.

 

L'application des programmes de correction alimentaire doit être simple et non-contraignante, dans le souci de conserver  une alimentation équilibrée, sans carence et sans frustrations, conviviale et agréable pour retrouver et conserver une parfaite santé.

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