Le Juste Poids, mangeons heureux

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Sommaire

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Body Mass Index (BMI)
Le Syndrome Métabolique
Les quatre graisses
Mesure et Imagerie du tissu adipeux
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Réferences scientifiques

A PROPOS des THERAPEUTIQUES PROPOSEES dans le TRAITEMENT de CERTAINES SURCHARGES PONDERALES

Ces traitements visent essentiellement 2 objectifs :

 

1-     le premier est de normaliser la lipogénèse en régulant l’insuline, et l’utilisation des sucres alimentaires.

 

Une des substances les plus efficaces pour réguler la lipogénèse est  la Metformine

La Metformine est une molécule qui augmente l’utilisation du glucose dans le tissu musculaire (baisse de l’insulino-résistance), diminue l’absorption digestive du glucose et donc, de ce fait, diminue la réponse insulinique, et inhibe la néoglucogénèse hépatique . ( référence VIDAL) 

Son utilisation est recommandée par de très nombreux auteurs, dont le Professeur Jean Vague qui préconise la dose de 1 à 2 grammes par jour, au milieu des repas pour son action favorable sur le métabolisme des glucides. Il indique qu’elle diminue la faim, qu’elle doit être utilisée régulièrement dès que la glycémie à jeun s’élève et qu’elle a aussi son intérêt dans l’intolérance au glucose et, même à titre d’appoint, quand la tolérance au glucose est normale. ( référence : Les Obésités. Jean Vague. Solal 1989). 

Cette recommandation est confirmée par le Professeur Marcin Krotkiewski: Je pense que l’utilisation de la Metformine est justifiée dans tous les cas d’obésités associés à ‘l’insulino-résistance (ce qui est synonyme de graisse abdominale ou androïde ou masculine) 

La dose couramment utilisée dans mes prescriptions est de 250 mg par gélule, soit 750 mg par jour. Cette dose est très différente de celle utilisée dans le traitement du diabète non-insulinodépendant (850 mg 2 à 3 fois par jour, voir plus)

  2-     le deuxième est de stimuler la lipolyse.

-La substance la plus communément utilisée pour stimuler la lipolyse est l’acide triiodothyroacétique.

Il ne s’agit pas d’une hormone thyroïdienne, mais d’un composé de dégradation (catabolite) d’une hormone thyroïdienne la triiodothyronine ou T3,  qui n’a conservé de son précurseur que l’action lipolytique. 

Son utilisation est également recommandée par un certain nombre d’auteurs, dont les travaux et les publications font autorité dans le monde entier : le Professeur Jean Vague, membre de l’Académie de Médecine:"L’acide triiodothyroacétique, dépourvu d’action métabolique, facilite la lipolyse à la dose de 1 mg par jour. C’est un traitement d’appoint que l’on peut largement utiliser…" (référence : Les Obésités. Jean Vague. Solal 1989) et le Professeur Marcin Krotkiewski, Professeur de Médecine au Sahlgren’s University Hospital de Gotheborg (Suède) : "Il y a des raisons cliniques et théoriques pour administrer de petites doses de T3 chez des patients obèses … il semble raisonnable de recommander de petites doses de T3 en complément au traitement diététique" (référence : Thyroid hormones and treatment of obesity. M Krotkiewski. International Journal of Obesity (2000) 24, S116-S119). 

De nombreuses autres publications scientifiques ont des conclusions identiques : 

-Une petite dose de T3 semble favoriser la perte de poids (référence : Effect of physiological doses of triiodothyronine replacement on the hormonal and metabolic adaptation to short-term semistarvation and to low-calorie diet in obese patients – Pasquali R, Baraldi G, Biso P, Piazz S, Patrono D, Capelli M, Melchionda N in Clin Endocrinol 1984, 21 : 357-67. 

-Le traitement avec de petites doses  de T3 diminue certains facteurs de risques associés aux obésités abdominales (référence : Small doses of triiodothyronine can change some risk factors associated with abdominal obesity – Krotkiewski M, Holm G, Shono N, in Int J Obes Relat Metab Disord 1997, 21 : 922-9.

-         la deuxième substance destinée à stimuler la lipolyse est  la Thyroïdine ou lyophylisat de glande totale.

 Comme toutes les organothérapies utilisées aujourd’hui, la thyroïdine est d’origine porcine. Elle est faiblement dosée en iode (0.18 % à 0.25 %) : il s’agit d’une poudre d’organe total, lyophilisée . Elle contient des éléments traces de T3 (100.7 mcg/g) et T4 (571.3 mcg/g). Elle est utilisée à petites doses (50 mg trois fois par jour). Elle ne permet pas, à ce dosage, d’avoir une action thyroïdienne, mais, en revanche, a une action progressive et certaine sur l’activation de la lipolyse. 

SUR LA NON-DANGEROSITE des TRAITEMENTS PROPOSES

 

 1-      METFORMINE

 La dangerosité éventuelle de la Metformine viendrait de la survenue d’une acidose lactique, très exceptionnelle qui survient en cas de non-respect des contrindications des biguanides (age avancé, insuffisance rénale, problèmes infectieux aigus…)

 Et comme l’explique le Docteur Jean Louis Richard, Service des Maladies de la Nutrition et Diabétologie (30240 Le Grau Le Roi) dans la Revue Diabétologie, N° 8, Avril 1996 : Le risque d’acidose lactique est exceptionnel, et la plupart des cas rapportés sont dus à un surdosage en Metformine volontaire (suicide) ou accidentel par accumulation du médicament lié à une insuffisance rénale.

 Ce risque est donc exclu compte tenu des posologies utilisées dans mes prescriptions et de ma vigilance par rapport aux  contrindications à l’utilisation de la Metformine. (age avancé, insuffisance rénale, problèmes infectieux aigus…)

 Les autres effets secondaires sont mineurs, et exceptionnellement rencontrés à ces posologies.

 

2-      L’ACIDE TRIIODOTHYROACETIQUE

 L’acide triiodothyroacétique…est un composé de dégradation (un catabolite) des hormones thyroïdiennes qui aurait l’avantage de posséder un effet freinateur sur la Tsh relativement puissant, avec un moindre risque de manifestations d’hyperthyroïdie… ( référence : SOS THYROIDE. Professeur Jean Louis SCHLIENGER. Editions Frison-Roche 1998, page 53)

 C’est un traitement d’appoint que l’on peut largement utiliser ( référence : Les Obésités. Jean Vague. Solal 1989 – Obesities, revised edition. Jean Vague. John Libbey edit, London 1998 – pages 100, 101, 102).

 Le Triac ne cause aucune altération au niveau des paramètres tissulaires périphériques. Aucun effet secondaire de type nervosité, tremblements ou palpitations. Le Triac n’induit pas d’augmentation du métabolisme périphérique en dessous de la dose de 1 mg trois fois par jour. (référence : 3,5,3’-Triiodothyroacetic acid (Triac) effects on pituitary thyroid regulation and on peripheral tissue parameters. Lind P, Langsteger W, Koltringer P, Eber O, Nuklearmedizin 1989 Dec ; 28 (6) : 217-20 ).

 Le traitement par Triac fait baisser l’excès de poids….mais n’a pas d’effets statistiquement significatif sur la lyse protéique( référence : Effects of 3,5,3’-triiodothyroacetic acid ( Triac ) on protein metabolism of genetically obese or non obese Zucker rats. Dumas P, Autissier N, Loireau A, Michel R. C R Seances Soc Biol Fil 1982 ; 176 (2) : 178-83.)

 Le Ta3 n’a gardé de son précurseur en le majorant que l’action lipolytique. Son action sur le catabolisme des protéines est nulle. Il est dépourvu d’action centrale et son mode de transport dans l’organisme est différent de celui des hormones thyroïdiennes…( référence : Les Obésités, thèse pour le doctorat en médecine soutenue à  Université Paul Sabatier de Toulouse le 27 Novembre 1980 et ayant obtenue les félicitations du jury – Bernard Moron – p 163.) 

Le TA3 n’est ni un extrait de thyroïde ni une hormone thyroïdienne car il n’est pas synthétisé…il s’agit donc d’un métabolite… qui n’a qu’une action lipolytique élective…. Le TA3 possède toutes les caractéristiques pour jouer un rôle principal dans la lipolyse. ( référence : Stop à l’Obésité – Dr Francis Bonne – Ed D.E., 1991 – p 129) 

Des doses de T3 variant de 5 à 20 mcg/jour ont démontré leur efficacité dans l’amélioration de l’hyperlipémie, la prévention de l’hypoglycémie dans les cures à très basses calories, pour influencer la concentration de la Thyroid Binding Globulin et améliorer le profil hormonal sans influence majeure sur d’autres paramètres que le métabolisme basal ( 5% d’augmentation de la dépense énergétique – légère mais significative diminution de l’Indice de Masse Corporelle). ( référence : Thyroid hormones and treatment of obesity – M Krotkiewski – International Journal of Obesity (2000) 24, S118)

 

Références Bibliographiques:

  • Fiche BIAM Metformine Chlorhydrate

  • Fiche BIAM Triac

  • Les Obésités – Pr Jean Vague – Solal 1989 p : 68-69

  • Obesities, revised edition – Jean Vague - John Libbey London 1998 p : 100, 101, 102

  • Insulinorésistance – Dr Jean Louis Richard – Diabétologie, Vol 2-8, 1996.

  • Lettre du Professeur Marcin Krotkiewski du 12 Octobre 2000

  • Thyroid Hormones and treatment of obesity – M Krotkiewski – International Journal of Obesity (2000) 24, S116-S119

  • Effect of physiological doses of triiodothyronine replacement on the hormonal and metabolic adaptation to short-term semistarvation and low-caloric diet in obese patients – Pasquali R, Baraldi G, Biso P, Piazzi S, Patrono D, Capelli M, Melchionda N – Clin Endocrinol 1984, 21 : abstract

  • Small doses of triiodotyronine can change some risk factors associated with abdominal obesity – Int J Obes Relat Metab Disord 1997, 21 : abstract

  • SOS Thyroïde – Pr Jean Louis Schlienger – Ed Frison-Roche, 1998, p : 53

  • 3,5,3’ – Triiodothyroacetic acid (Triac) effects on pituitary thyroid regulation and on peripheral tissue parameters. Lind P, Langsteger W, Koltringer P, Eber O – Nuklearmedizin 1989 Dec ; 28 (6) : 217-20

  • Effects of 3,5,3’-triiodothyroacetic acid (Triac) on protein metabolism of genetically obese or non-obese Zucker rats -–Dumas P, Autissier N, Loireau A, Michel R – C R Seances Soc Biol Fil 1982 ; 176 (2) : 178-83

  • Les Obesités – Thèse pour le Doctorat en Médecine, Univesité Paul Sabatier, Toulouse 1980 – Dr Bernard Moron – p : 163

  • Stop à l’Obésité – Dr Francis Bonne – Ed D.E., 1991 – p 129

  • A propos de 500 cas de surcharges pondérales traitées par le Triacana comprimés – J. Arnal et M. Chicouri – Gazette Médicale de France, 85,23, 1978 : 2682-2692

  • La surcharge pondérale en médecine générale – D. Marchal –Ouest Médical, 1987, 40 : 316-321

 

 

 

 

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